Hommage au Sergent Joseph-Henri Thermoz (1896 – 1919),

enfant de Cessieu mort pour la France en service commandé.

 

 

Il est des destins brisés en plein ciel dont la mémoire, un jour, exige d’être réveillée.

Grâce à la vigilance de la SLHADA et à la vocation du Souvenir Français, dont la mission régalienne est la sauvegarde et l’entretien des tombes des soldats morts pour la France, la commune de Cessieu renoue aujourd’hui avec l’un de ses fils : le Sergent Joseph Thermoz.

Maire de Cessieu durant 18 ans, notre ami Alain Blondel, membre de notre groupement Saint Exupéry, nous a alerté pour que notre association participe à cet hommage, planifié le vendredi 18 septembre 2026 à 11h00.

Devant la sépulture fraîchement restaurée de notre héros, dix membres des Vieilles Tiges se sont recueillis avec émotion. Autour d’eux, le maire de Cessieu Maxime Malossane, une viceprésidente du Conseil Départemental de l’Isère Delphine Hartmann, les représentants de la SLHADA, des habitants de Cessieu et les fidèles porte-drapeaux ont formé une haie d’honneur solennelle. C’est dans ce cadre empreint de respect que Gérard Vitte, président local du Souvenir Français, a retracé la vie et le parcours héroïque de Joseph Thermoz, tandis qu’un ULM de l’aérodrome de Cessieu survolait la cérémonie, comme un clin d’oeil symbolique à notre valeureux pilote.

Né à Cessieu le 31 mars 1896, Joseph Thermoz grandit d’abord ici, quartier de la Croix de Pierre (son père y était aubergiste) avant de suivre ses parents à Lyon, dans le 3e arrondissement, 136, route de Genas. Jeune homme brillant, à la scolarité exemplaire, il entame une carrière d’employé de banque lorsque le premier conflit mondial vient bouleverser sa trajectoire.

Engagé le 27 décembre 1915 comme infirmier militaire au 107e régiment d’infanterie, c’est pourtant vers le ciel que son regard se tourne.

Passionné d’aviation, il brave le danger des premiers temps de l’aéronautique militaire. Admis comme élève pilote à Dijon en avril 1917, il décroche son brevet de pilote militaire le 24 juin 1917 (Brevet n° 7144). Après s’être perfectionné dans les écoles d’Avord, d’Istres Miramas et de Perthes, il est affecté en juin 1918 à la prestigieuse escadrille BR 127. Au milieu des structures d’aluminium et des ailes de toile des mythiques Bréguet 14 B2, il participe à l’effort héroïque des Alliés, bombardant sans relâche les lignes arrière de l’ennemi pour ouvrir la voie de la Victoire.

La guerre prend fin en novembre 1918, mais le devoir de Joseph Thermoz se poursuit au sein des troupes d’occupation en Allemagne. C’est en service commandé, lors d’une mission de liaison vers la ville fortifiée de Germersheim en Rhénanie-Palatinat, que le destin bascule. Le 16 janvier 1919, son appareil s’écrase sur le territoire de Jockgrim. Transporté à l’hôpital avec son mécanicien Pierre Courroucé, il succombe à ses blessures à l’âge de 22 ans.

Bien que le crash soit survenu après l’armistice, son sacrifice absolu lui vaut la reconnaissance éternelle de la Patrie avec la mention « Mort pour la France ». En reprenant l’entretien de sa sépulture, la commune de Cessieu s’assure que le souvenir de ce jeune, pilote courageux continuera de briller, un siècle plus tard, là où son histoire a commencé.